
« Bientôt à bout de souffle ? »
C’est que de la culture. Que de la diversité. Que la Suisse. Rien de vraiment important, non ?
Dis aussi NON à l’initiative «200 francs, ça suffit» !
La Suisse : un pays musical !
La musique fait partie du quotidien en Suisse – pour presque tout le monde.
19,2 % de la population chantent, 19,5 % jouent d’un instrument et 14,5 % dansent régulièrement. Plus de 65 % assistent à des concerts ou à des événements musicaux, 52,2 % fréquentent des festivals et 19,6 % vont à des spectacles de danse ou de ballet. Et presque tout le monde – 96 % – écoute de la musique en privé, dans au moins un genre.
Nous écoutons la musique de multiples façons : via Internet (68,3 %), par des services de streaming gratuits (57,2 %) ou payants (46,8 %). Mais le canal le plus important reste – contre tous les clichés – inchangé :
80,5 % de la population écoute de la musique via la radio et la télévision.
Ces chiffres racontent une histoire limpide : la Suisse est un pays de sons, un pays où la musique se vit, se célèbre, s’apprend et se partage. Ils montrent tout aussi clairement que la SSR est la scène médiatique grâce à laquelle la musique atteint les gens.
C’est précisément cette scène qui est menacée par l’initiative pour la réduction de la redevance SSR « 200 francs, ça suffit ! »
Si l’initiative est acceptée et que la SSR voit son financement réduit de moitié, la Suisse ne perdra pas seulement des médias – elle perdra l’infrastructure qui rend la musique visible, audible et accessible.
Source : Pratiques culturelles et de loisirs en Suisse en 2024, Office fédéral de la statistique, publié le 24.11.2025. Lien →
Ces points sont essentiels – pour toute discussion sur l’initiative pour la réduction de la redevance SSR «200 francs, ça suffit!»
La SSR est aujourd’hui la plus grande plateforme pour la musique suisse – à la radio, à la télévision et en ligne. Chaque année, elle diffuse plus de 42'000 heures de musique suisse et produit près de 1 000 heures de musique live. Cela crée une portée qu’aucune chaîne privée ni aucune plateforme de streaming ne peut remplacer.
Si la SSR est touchée par la réduction de la redevance SSR, c’est aussi la visibilité de notre musique qui sera diminuée – et de nombreuses voix disparaîtront de l’espace public national.
De SRF 3 à Couleur 3, de Rete Due à Radio RTR : en moyenne, les chaînes de la SSR diffusent 38 % de musique suisse, et certains programmes dépassent même les 50 %. Ce n’est pas une évidence, mais un choix culturel et politique.
Les radios privées diffusent avant tout des hits internationaux : les productions suisses disparaîtraient alors du quotidien des auditeurs.
La réduction de la redevance SSR entraînerait un retrait de la musique suisse de son propre espace public.
Des formats comme Chantez-vous Suisse ?, Pavillon Suisse ou Label Suisse montrent ce que personne d’autre ne fait : les musicien·ne·s suisses créent ensemble, au‑delà des barrières linguistiques. Sans la SSR, il n’existerait ni plateforme ni ressources pour construire de tels ponts culturels. L’initiative menace ainsi aussi la cohésion d’un pays qui vit de sa diversité.
SRF 3 Best Talent, RTS Radar, Talent Radar, Eurovision Young Musicians – la SSR découvre, soutient et accompagne de jeunes artistes avec une profondeur que le privé ne peut offrir. Beaucoup de carrières commencent grâce à ces programmes.
Avec la réduction de la redevance SSR, ce sont précisément ces formats qui disparaîtraient – ceux qui rendent l’avenir possible. La Suisse affaiblirait ainsi sa propre relève musicale.
Chaque année, des dizaines de millions de francs affluent vers la branche musicale suisse via Suisa, Swissperform et des productions directes. Ces fonds rendent possibles des compositions, des enregistrements, des studios, des tournées et des collaborations.
La réduction de la redevance SSR constituerait un choc économique d’une ampleur historique – en particulier pour les indépendant·e·s, les petits labels, les producteurs et les ensembles.
La SSR retransmet des concerts d’orchestres symphoniques, de formations de musique de chambre, de festivals de jazz, d’associations de musique populaire et d’ensembles régionaux, contribuant ainsi à la préservation de notre patrimoine sonore.
Ce type de contenu n’a pas sa place sur les chaînes privées, car il demande un engagement exigeant et ne permet pas d’atteindre des audiences maximales.
L’initiative pour la réduction de la redevance SSR « 200 francs, ça suffit ! » mettrait en péril ce travail essentiel.
Chaque année, plus de 600 enregistrements de concerts, des dizaines de documentaires musicaux et une archive numérique en constante expansion sur Play Suisse voient le jour. Ces productions sont des témoins de notre époque : elles racontent qui nous sommes et la richesse de notre musique.
Avec la réduction de la redevance SSR, cette mémoire culturelle s’effriterait, car personne d’autre ne la produit, ne l’entretient ni ne la rend accessible.
Grâce au Pacte de l’audiovisuel, la SSR investit chaque année 34 millions de francs dans des films et des séries suisses indépendants. Pour les compositeur·rice·s, sound designers et studios, cela représente des centaines de mandats annuels.
Sans la SSR, il y aurait moins de films, moins de voix, moins de musique – et quasiment plus de marché de production.
L’initiative ne menace donc pas seulement le cinéma, mais aussi la musique qui lui donne vie.
Les chaînes commerciales diffusent ce qui rapporte.
La SSR diffuse ce qui fait la Suisse.Elle offre des espaces pour la musique classique, la création contemporaine, la musique populaire, les expérimentations et le jazz. Si cette infrastructure disparaît, il ne restera que des playlists internationales.
La diversité culturelle se réduira radicalement – au détriment de toutes celles et de tous ceux qui cherchent autre chose que le simple mainstream.
La SSR crée des contenus directement sur le terrain – à Bâle, Zurich, Lausanne, Lugano ou Coire. Si la redevance SSR venait à être réduite, de nombreux studios devraient fermer, mettant en danger la production culturelle locale.
La culture se concentrerait dans les centres principaux, les régions périphériques seraient oubliées, et les régions latines en subiraient particulièrement les conséquences.
Cette initiative frappe surtout celles et ceux qui peinent déjà à se faire entendre.
En Suisse, le journalisme musical, cinématographique et culturel existe pratiquement uniquement grâce à la SSR. Critiques, portraits, analyses, débats, comptes rendus de concerts – tout cela n’a aucun marché commercial viable.
Sans la SSR, l’espace dédié à la culture suisse disparaît progressivement. Et sans cet espace, la culture perd sa visibilité et son influence.
Une culture dont on ne parle pas est une culture qui n’existe pas.
Play Suisse propose des films, des documentaires, des enregistrements de concerts et des séries suisses dans toutes les langues nationales, touchant ainsi un public qui n’y aurait autrement pas accès.
Cette offre ne pourrait plus être maintenue – ni juridiquement, ni financièrement – si la SSR se limitait à la radio et à la télévision.
La Suisse perdrait alors sa seule archive culturelle numérique véritablement interlinguistique.
Sans scène, pas de musique. Des voix de la scène musicale suisse s'expriment sur la visibilité, le service public et la diversité culturelle.
« La musique est pour moi une raison de vivre, un chez-moi, une source de vitalité, un moyen d'expression et... une émotion. »
Viviane Chassot à propos de l'importance de la SSR pour sa passion et son travail.
« Le yodel est devenu un produit de niche qui ne doit en aucun cas continuer à perdre du terrain. »
Emil Wallimann parle de l'importance de la SSR pour le chant yodel et la préservation de ce patrimoine culturel.
La musique me permet d'exprimer mes sentiments. Et le fait de partager cela avec le public me procure une joie immense.
Flurin Cuonz, violoncelliste, à propos de l'importance de la SSR pour la musique classique.
« Chanter avec des enfants, c'est voir des expériences réussies et renforcer la communauté. »
Lena Schönewald sur l'importance de la SSR pour le travail avec les chœurs d'enfants et de jeunes.
« Nous avons confié une mission aux médias publics : ils doivent refléter notre culture et notre musique de manière durable et à long terme afin de préserver notre identité. L'acceptation de l'initiative « 200 francs, c'est assez » réduirait cette mission à néant. »
Nik Bärtsch, pianiste, compositeur et entrepreneur musical.
« Si nous cessons d'être des pionniers dans le domaine musical, nous nous retrouverons bientôt dans une monoculture. »
Daniel Steiner, musicien et producteur de musique électronique, à propos du travail de pionnier de la SSR dans le domaine expérimental.
«Quand on ne l’entend plus et qu’on ne le voit plus, on ne sait même plus que cela existe.»
Dodo explique pourquoi la visibilité est une condition d’existence – en particulier pour les jeunes artistes suisses.
« Pour moi, la musique est un merveilleux moyen de communiquer et de m'exprimer. Le blues est le sens même de ma vie. »
Phlipp Fankhauser à propos de l'influence de la SSR sur sa carrière.
« Ma musique explore les frontières entre la musique classique et la musique électronique. La musique me permet d'exprimer qui je suis sans avoir à élever la voix. »
Kety Fusco à propos du rôle joué par les médias publics pour donner de la visibilité à des projets de niche.
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